Super footer ou super menu?

01.03.09

La vulgarisation des principes de base d’utilisabilité, notamment en termes de navigation et de rubriquage, a conduit de nombreux concepteurs de sites à privilégier des zones de navigation secondaires, plus simples et mieux structurées.

Les super footers

Très utilisé les premières années du web, puis abandonné, le footer (pied de page) semble avoir repris ses lettres de noblesse aujourd’hui, notamment sur les sites grand public. Les webmasters ont compris leur double utilité à la fois pour l’ergonomie et pour le référencement.

Il est désormais de plus en plus fréquent de trouver ce type de footers géants mais parfaitement structurés :

footer site symbian.com

Footer Symbian

footer http://news.cnet.com/

Footer CNET News

footer site l'étudiant.fr

Footer L’étudiant

Cette nouvelle génération de super footers, apparentés à des mini plans de site, a pour but de répondre à plusieurs objectifs :

  • Permettre aux robots d’exploration d’indexer efficacement l’ensemble des pages du site
  • Donner aux utilisateurs et aux robots un accès direct vers les pages profondes (navigation transversale)
  • Optimiser le maillage interne en intégrant des termes-clés dans les intitulés de lien
  • Présenter à l’internaute une image mentale du site et de son arborescence

Particulièrement adaptés pour les sites très denses présentant un grand nombre de pages, ces super footer servent également de zone de navigation périphérique lorsque la page est longue verticalement. Cela permet à l’internaute, une fois arrivé en bas de la page, d’accéder aux principales rubriques sans remonter jusqu’au menu de navigation situé tout en haut.

Un système de rangement compréhensible par tous

La structuration des rubriques est l’un des éléments les plus délicats à réaliser pour un concepteur. Entre la segmentation marketing de la société et sa terminologie produit, la structuration logique d’un point de vue utilisateur, et quelques règles d’ergonomie – parfois contestables – la mise en œuvre du rubriquage peut devenir un véritable casse tête.

La règle des trois-clics

Il y a quelques années par exemple, la plupart des webdesigners ne jurait que par la sacro-sainte règle des trois clics, selon laquelle, un internaute doit pouvoir accéder à ce qui l’intéresse en moins de trois clics successifs. Cette règle est aujourd’hui relativement tombée en désuétude, car comme Jokob Nielsen le fait remarquer : “Il vaut mieux 4 clics simples que 3 clics compliqués“. Cela étant dit, si les  internautes ne peuvent accéder à leur contenu qu’au bout de 7clics – même très simples – c’est peut-être qu’il y a quelques éléments à revoir…

Le chunking

Le principe de chunking de George Miller, tiré des sciences cognitives,  établit que  pour faciliter la mémorisation à court terme ou empan mnésique, il est préférable de découper les éléments d’un groupe en petits paquets d’information ou “chunk de 5 à 7 items maximum. Appliqué au web ce principe signifie donc qu’il vaut mieux limiter le nombre de rubriques dans un menu afin de simplifier le traitement de l’information par l’internaute. Ainsi, si le site propose 14 rubriques différentes il est donc plus judicieux de réaliser deux menus différents de 7 rubriques chacun.

Les limites des menus déroulants classiques

Souvent peu esthétiques, difficiles à manipuler (si l’on essaye de circuler en diagonale le menu déroulant disparaît) et bien souvent assez peu explicite, le menu déroulant classique tend à disparaître.

Les internautes supposent souvent que la distance la plus courte entre deux points est la ligne droite. Avec des menus à plusieurs niveaux, ils ont tendance à faire glisser la souris en diagonale pour accéder aux sous-menus, ce qui a pour conséquence de faire disparaître le menu. Frustrés ils doivent recommencer. Jakob Nielsen, Site Web : priorité à la simplicité. Campus Press, 203.

Celui du  site de Douce France est un exemple caractéristique d’utilisation maladroite de menu contextuel. Le principe du chunking est certes respecté, mais comme le montre cet enchaînement de menus, il peut être pénible, voire extrêmement aventureux, d’accéder à certains des contenus du site :

menu déroulant site douce-france.fr

Menu déroulant sur le site Douce France

Une personne recherchant des découpes de dinde (si tant est qu’il en existe) peut ne pas penser à aller trouver cette page dans le menu « les incontournables », lui-même à l’intérieur d’un autre menu peu signifiant « simple à préparer ». L’internaute risque même de ne pas penser à survoler cet intitulé et de passer à coté de la page.

Pour n’importe quel internaute, ces regroupements ne sont pas suffisamment intuitifs ;  ils ne laissent pas deviner précisément quels sont les items du groupe. Autre exemple, le nom des rubriques « à cuisiner » et « simple à préparer » sont trop proches sémantiquement et trop peu explicites.

Je ne sais plus exactement qui a dit “Au moment où l’on range, on finit inévitablement par cacher des choses“, mais cette phrase semble criante de vérité sur cet exemple.

Les super menus

Idéalement, l’utilisateur devrait avoir toutes les pages du sites affichées et accessibles en permanence sur l’ensemble du site, afin qu’il repère d’un coup d’œil ce que le site propose et où il peut trouver ce qu’il recherche.  En même temps, il ne faudrait pas qu’il passe pas trop de temps à consulter les menus. L’abondance d’information étant finalement aussi nuisible que le déficit.

La généralisation de nouveaux menus contextuels géants permet d’apporter une solution à cette problématique : l’environnement initial n’est pas saturé d’information mais les menus, une fois déroulés, offrent à l’utilisateur une cartographie claire et structuré de l’arborescence.

Sony a par exemple lancé récemment son nouveau site où l’on voit simplement trois rubriques en tout et pour tout sur la page. La navigation entre les différentes sous rubriques s’opère via un menu déroulant géant qui remplit près la moitié de la page, dans lequel chaque section est agrementée d’un visuel et d’une description :

menu de navigation Sony.fr

menu de navigation Sony

L’idée était osée mais elle fonctionne parfaitement (encore faut-il avoir du très haut débit, le menu étant relativement long à charger).

Autre exemple, celui du site d’Id Maison :

menu de navigation ideesmaison.com

menu de navigation Id maison

Moins esthétique que celui de Sony, ce système me semble néanmoins très intéressant pour le sites présentant un grand nombre de gamme et de produits. Il permet en outre de pouvoir être facilement administré (ajout de nouveau produit, suppression d’une gamme, etc.). Le désavantage étant que l’internaute arrivant sur le site via une page interne n’identifie pas rapidement dans quelle rubrique il se trouve.

Conclusion

L’idée de proposer un méga footer ou un méga menu déroulant (ou les deux) me semble être finalement qu’un bonus et ne saurait remplacer un système de navigation réellement pensé pour l’internaute cible, surtout lorsque la marque est peu connue. 

Exemple concret : Une société proposant à la fois du dallage, des couvertures, des systèmes d’isolation et des panneaux solaires ne pourra se contenter d’un simple intitulé “produits” comme le fait Sony. En revanche, une fois les 4 rubriques bien identifiées dans le menu, un menu plus développé comme celui d’idées maison pourrait être mis en place. Un super footer dépliant l’ensemble des catégories et produits me semble être un complément idéal. Enfin, un module de recherche soigné fournira aux utilisateurs une navigation alternative.

 

Les (vrais) référenceurs demandent à leurs clients beaucoup de travail à la maison…

17.12.08

Avant de faire appel à un référenceur, soyez prévenus, il vous demandera beaucoup, beaucoup de travail, de temps et d’investissement !

Bien souvent, si vous faites appel à un référenceur professionnel c’est que le site n’est pas suffisamment optimisé, ou que vos concurrents sont tout simplement meilleurs que vous. Fatalement, des modifications seront à prévoir. Au mieux quelques ajouts, quelques ajustements, au pire… une refonte pure et simple.

Des désillusions et un peu d’antipathie…

Un référenceur va d’abord auditer votre site, le disséquer et mettre en évidence ses fragilités, ses blocages, ses lacunes. Il va également étudier comment s’articule la demande et comment se comporte la concurrence.

Forcément, même si l’objectif final reste en point de mire le succès stable et durable du site, les premiers temps sont durs pour vous. Nous vous annonçons, avec pourtant toute la gentillesse et la commisération dont nous sommes capables, que votre site ne respecte pas les impératifs de Google, que vos concurrents font les choses mieux que vous, qu’il existe même des concurrents « sémantiques » que vous n’aviez pas prévus, et que les mots-clés que vous aviez choisis avec mesure et réalisme (« sport » « bio », « immobilier » et « défiscalisation ») sont trop peu pertinents…

Comme si cette chape de plomb ne suffisait pas, nous vous accablons de termes occultes qui piquent l’oreille : URL rewriting, métadonnées, H1, taux de rebond, netlinking, trust rank, lien optimisé, etc…

Rassurez- vous, les temps sont durs pour nous aussi puisque nous nous faisons traiter de charlatans, d’escrocs, de voleurs de poule, puisque notre travail est de référencer sans poser de question… Et que d’autres référenceurs référencent en 2 semaines sur 100 mots-clés et sur 100 moteurs de recherche différents – excepté Google – sans rien toucher au site.

Comble du comble, le référenceur vous demande de retravailler vos textes, de mettre des titres, de renseigner des légendes avec des noms bizarres, de créer des tonnes de texte pour vos vidéos, de retranscrire vos pdf en texte et puis même de créer d’autres pages en plus….

Alors que lui semble se prélasser dans son bureau et faire le malin à donner des leçons…

Puis, vient le temps de l’évangélisation…

Oui, il a fallu a peu près une année entière pour se positionner sur quelques termes-clés stratégiques mais le travail est bien fait et votre chiffre d’affaire ne cesse de progresser.

Vous n’avez peut-être pas 3 millions de visiteurs par mois mais les internautes qui vous recherchent vous trouvent et achètent vos produits. Vous n’aviez pas prévu d’engager un webmaster mais ce dernier est à plein temps aujourd’hui. Vous ne pensiez pas non plus que ce bébé demandait tant de soin et d’attention ?

Une alliance créative et payante

Le référenceur est en réalité un architecte de l’information, qui comprend comment fonctionne un moteur de recherche, écoute ce que disent les internautes et ce qu’ils veulent. Le référenceur est là dans un premier temps pour analyser une problématique, définir une stratégie cohérente respectueuse de l’internaute, mettre en place une architecture souple et évolutive, puis dans un deuxième temps pour conseiller, optimiser et promouvoir. Le référencement est un partenariat. Vous êtes l’équipe et nous sommes le coach, vous êtes l’artiste et nous le manager. Nous n’y arriverons pas sans vous.

Alors, très chers clients, préparez vous à mettre la main à la pâte. Le succès dépend de vous !


 

La vision du référencement selon les clients et les agences

28.11.08

1/ Le référencement selon la plupart des clients

Pour encore beaucoup de nos clients, le référencement intervient en aval, tout à la fin du processus :

le référencement naturel selon les clients

Une fois le site finalisé et mis en ligne, le client nous appelle pour nous dire :  “Nous venons de dépenser 12 000€ pour notre nouveau site, nous voulons maintenant qu’il soit visible sur les moteurs.” Dans 80% des cas, il nous faut briser la structure arborescente, créer des pages nouvelles, retranscrire les éléments flash et pdf en texte, revoir le rubriquage, retravailler le codage des contenus textuels et, bien souvent, assainir le code… Tout cela implique donc un coût supplémentaire (lorsque que ce n’est pas une refonte totale qui est préconisée) !

2/ Le référencement selon les agences de référencement

Ci-dessous, le modèle d’une véritable stratégie de référencement :

le référencement naturel selon les agences webmarketing

Englobant tout le processus de création, la stratégie de visibilité devient le cahier des charges de la création du site. Tous les pôles y sont totalement dépendants (graphisme, ergonomie, développement, rédaction, webmarketing) :

80% du travail de référencement intervient avant l’arborescence

Disons plus précisément que l’efficacité et la durabilité du référencement (y compris la stratégie de maillage) intervient avant même de concevoir la structure du site.

L’intitulé de mon poste chez Intuiti est “chargé de projet référencement naturel” mais il est clair que notre métier dépasse la simple notion de référencement. Nous sommes là pour comprendre un projet, un marché, une cible, élaborer une stratégie fiable et flexible sur le long terme, apporter une valeur ajoutée réelle et différenciatrice pour un public ciblé, et par dessus tout entretenir une relation de partenariat avec nos clients.

 
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